Marie-Poulette
ça caquète au poulailler

‘Ça caquète’

Est-ce une bonne idée de prendre sa voiture quand il gèle (petit supplice du quotidien)

(Au risque de me plagier moi-même, je pose tout de même la question…)

 

Avoir un rendez-vous en ville un peu tôt.

Hésiter un quart de seconde à prendre le bus.

Le bus ??? Quoi ??

Nan, mais ça va pas !

Déjà l’arrêt est à 600m de chez nous et les trottoirs ne sont pas dégelés, c’est sûr, on va casser la binette/la jambe/un bras… ou tout ça à la fois. Risquer ma vie ? Nan !!

 

Et puis, les bus, c’est plein de petites vieilles qui vous piquent votre place.

 

Ensuite, ça coûte 1,70 et ce n’est pas qu’on soit pingre, mais aller/retour, ça fait même 3,4 ! Pour faire 2km… naaaaan ! On va garder nos sous.

 

Et puis, les bus sont toujours en retard, 3 flocons et ça ne roule plus.

 

 

Alors, la voiture, ce sera plus simple, on sera plus à l’aise.

 

Sortir de la maison.

Voir que la bagnole est gelée de chez gelée, en mode Haagen Dasz, la voiture.

 

Comprendre aussi qu’on devrait arrêter d’être prévoyante au futur antérieur… c’est pourri le futur antérieur. (C’est à dire qu’on aurai du mettre un carton sur le pare-brise et qu’on ne l’a pas fait, alors que vraiment, on aurait du).

 

S’approcher de la portière, essayer d’ouvrir.

Essayer d’ouvrir…

Ça colle, ça adhère.

Pétaaaaaaaard !!!!!

Chercher la bonne méthode pour ouvrir cette fucking port.

Revoir mentalement Gérard Jugnot dans les bronzés font du ski qui pisse sur la serrure d’une voiture pour la dégeler.

 

S’imaginer, sur la route, les fesses à l’air… Et puis, non, décréter que c’est totalement idiot, on ne peut pas pisser sur la portière, on est une fille, on ne pourra jamais viser.

 

Essayer d’ouvrir la portière passager. Gelée.

 

Ouvrir le coffre… qui s’ouvre.

Escalader les sièges auto à l’arrière.

Passer entre les 2 sièges avant (avec 3 pulls et une doudoune, c’est super fastoche)

 

Attraper la raclette à gratter la glace.

Mettre le contact.

Mettre le contact et appuyer sur l’accélérateur.

Commencer à jurer.

« p*$in de Bordel de m*%rde, elle va démarrer cette con*$$E de bagnole »

(Constater que c’est hyper efficace ou alors, on est très persuasive, parce que la voiture démarre)

Mettre le chauffage à fond.

 

Ressortir par le coffre.

Se mettre sur la route pour gratter, gratter, gratter.

Constater qu’on risque un peu sa vie, parce que les voitures nous frôlent.

 

Finir par dégager un hublot sur chaque fenêtre ainsi que sur le pare-brise.

 

Remonter dans la voiture par le coffre, parce que, décidément, la portière ne s’ouvre pas.

S’installer.

Recevoir dans la tronche un jet d’air qu’on estime à -24° degré… pétard ! marche pas, le chauffage !

 

S’apprêter à démarrer et comprendre qu’en fait, le pare-brise est aussi givré à l’intérieur. Nan, mais c’est possible, ça, de geler de l’intérieur.

Ressortir la raclette et racler dedans en se prenant toute la glace sur la tronche au passage.

 

Enlever les gants en laine (parce que ça glisse sur le volant). Poser nos petites mimines délicates sur le volant congelé.

 

Se dire qu’à l’heure qu’il est, on serait peut-être dans le bus, avec un bon bouquin (ou alors aux urgences avec le col du fémur fracturé)

 

Rejoindre la file des voitures qui n’avancent pas.

Et commencer à voir que la marge d’avance qu’on avait prise se réduit comme peau de chagrin.

 

Se dire qu’on devrait peut-être appeler notre rendez-vous pour prévenir de notre retard… Enfin, on pourrait appeler discrètement si on était dans le bus, parce que là, même en roulant à 2/h, ça glisse… alors, on ne téléphone pas.

 

Voir plein de bus nous doubler par la droite, parce que la voie de bus, elle, est sablée…

 

Trouver une place hyper loin (à au moins 600m).

Ouvrir la portière.

Crier :  « yalah, ça s’ouvre ! »

S’excuser auprès de la petite vieille a qui ont vient de faire peur en criant.

Se faire insulter que c’est pas des manières de crier comme ça, dans la rue pour faire peur aux gens…

Ignorer la petite vieille.

 

Payer l’horodateur, 3,4 euros.

 

Allez au rendez-vous (en retard).

Manquer de se casser la binette/la jambe/un bras au moins 6 fois.

 

Au retour, hésiter à prendre le bus, qui passe juste devant notre lieu de rendez-vous.

Et se souvenir qu’on doit reprendre notre bagnole…

 

 

Se dire surtout, que la prochaine fois, au lieu de se dire, au futur antérieur qu’on aurait du prendre le bus… on le prendra (et on paiera 3,4 euros, on laissera notre place à la petite vieille… et on fera gaffe à ne pas se péter la tronche sur trottoir… peut-être !)

 

Sinon, vous pouvez liker Plume de Marie Poulette.

Allez zieuter sur 4enfants 2 bras, les articles (de l’année dernière certes), sur la neige… et le fait qu’il fasse moins 12° !

 

Et puis, pour vous réchauffer, je vous ai mis sur So Busy, la galette Poire/confiture de lait (adaptation de la tarte qui est ici !)

Le dedans de ma voiture...

Le dedans de ma voiture…

 

macaronredactricesbg

 



Rendez-vous sur Hellocoton !

Je vide mon sac ! Petit supplice du quotidien.

On a tout essayé :

Les grands sacs où on peut mettre plein de choses.

Et effectivement, on a eu mis plein de trucs :

Un bon bouquin

Un carnet d’adresse

Un joli cahier de travail

Un téléphone

Un mug (en théorie qui ne coule pas mais qui en vrai coule et ruine notre carnet d’adresses/cahier de travail/téléphone)

des trucs de filles (que ça dépend des filles… mais que personne sauf elles peuvent savoir que sait, même si tout le monde veut savoir ce qu’il y a dans le sac des filles ),

Du doliprane

Une brosse à cheveux

Un coupe ongles

Du chocolat (ben quoi, on ne sait jamais…)

Plein de stylos qui bavent et coulent et qui ruinent notre carnet d’adresses/cahier de travail/téléphone

Les papiers importants : carte d’identité, permis de conduire, carte de sécu, carte de transports, de mutuelle, de piscine, carte de fidélité chez le coiffeur, le libraire, le poissonnier… carte de piscine, cartes de visite…

La carte bleue

Un petit mot doux écrit par le chéri

Un dessin de l’ainée

Le doudou de la petite dernière (oh ! pétard, si le doudou est dans le sac, ça veut dire que gamine est à la crèche, sans le doudou)

Une petite cuillère

Un bavoir

Une compote à boire entamée qui coule et qui ruine notre carnet d’adresses/cahier de travail/téléphone

Un porte-monnaie

Des trombones

Un carnet de timbres

Un sac en plastique

Une vieille liste de courses

Des mouchoirs (plus ou moins propres)

Une paire de gants

Une paire de lunettes de soleil (comme ça, on est parée pour toutes les saisons)

Une petite voiture du benjamin

Un papier de carambar

Le cahier de liaison de la cadette (Oh pétard… voir 15 lignes plus haut)

Un couteau suisse dont on ne s’est jamais servit, mais on ne sait jamais, un jour peut-être, il pourrait servir

Heureusement qu’on a la 3G sur le téléphone, sinon, on aurait aussi sûrement l’annuaire

Et puis des facturettes, des facturettes, des facturettes, des facturettes et des facturettes (et au milieu des facturettes un PV qu’on aurait du payer il y a un mois, je précise que c’est un PV pour défaut de paiement du stationnement, un jour où on a cherché, cherché, cherché notre porte-monnaie et qu’on ne l’a jamais trouvé…)

Et on ne compte plus le nombre de fois où le téléphone a sonné et qu’on l’a cherché, cherché, cherché et encore cherché jusqu’à ce qu’il ne sonne plus…

 

Parce que tout le problème est là, on a tout sous la main, mais rien dans les mains sans entreprendre une recherche spéologique.

 

Et, il faut l’avouer, on devient aussi fortiche qu’un haltérophile turc… parce que, ça pèse une tonne.

Mais virez moi l’enclume de ce sac !!!!!

 

 

Alors, on est passé au mini-micro-kiki sac.

Sac, dans lequel on ne met rien mais dans lequel on a quand même réussi à glisser, parce qu’on est super balèze :

 

Un bon bouquin de poche

Un carnet d’adresse mini

Un joli carnet de travail

Un téléphone

des trucs de filles (que ça dépend des filles… mais que personne sauf elles peuvent savoir que sait, même si tout le monde veut savoir ce qu’il y a dans le sac des filles ),

Du doliprane

Un peigne

Un coupe ongles

Du chocolat (ben quoi, on ne sait jamais…)

Un stylo qui bave et coule et qui ruin notre carnet d’adresses/carnet de travail/téléphone

Les papiers importants : carte d’identité, permis de conduire, carte de sécu, de mutuelle, carte de transports, de piscine, carte de fidélité chez le coiffeur, le libraire, le poissonnier… carte de piscine, cartes de visite…

La carte bleue

Un petit mot doux écrit par le chéri

Un dessin de l’ainée

Le doudou de la petite dernière (oh pétard, si le doudou est dans le sac, ça veut dire que gamine est à la crèche, sans le doudou)

Une petite cuillère

Un bavoir

Une compote à boire entamée qui coule et qui ruine notre carnet d’adresses/cahier de travail/téléphone

Un porte-monnaie

Des trombones

Un carnet de timbres

Un sac en plastique

Une vieille liste de courses

Des mouchoirs (plus ou moins propres)

Une seul de gant

Une paire de lunettes de soleil (comme ça, on est parée pour toutes les saisons)

Une petite voiture du benjamin

Un papier de carambar

Un mot de la maitresse disant que le cahier de liaison de la cadette a disparu…

Un couteau suisse dont on ne s’est jamais servit, mais on ne sait jamais, un jour peut-être, il pourrait servir

Et puis des facturettes, des facturettes, des facturettes, des facturettes et des facturettes (et au milieu des facturettes un PV qu’on aurait du payer il y a un mois, je précise que c’est un PV pour défaut de paiement du stationnement, un jour où on a cherché, cherché, cherché notre porte-monnaie et qu’on ne l’a jamais trouvé…)

 

Et on ne compte plus le nombre de fois où le téléphone a sonné et qu’on l’a cherché, cherché, cherché et encore cherché jusqu’à ce qu’il ne sonne plus…

Alors qu’on croyait qu’un petit sac ce serait plus facile… en fait, c’est quand même vachement plus dur d’y glisser les mains parce que tout est tellement serré qu’on pourrait croire que le contenu de notre sac est en phase fossilisation.

 

 

En plus, on a cru bon investir dans un petit sac

Un mug (en théorie qui ne coule pas mais qui en vrai coule et ruine notre carnet d’adresses/cahier de travail/téléphone)

 

Et dans le petit sac, on met…

Des collants (au cas où)

Un bol de saindoux (au cas où)

Des rollers (au cas où)

Le guide Michelin (au cas où)

Une poule pondeuse (au cas où)

Un camion de pompier playmobil (au cas où)

Une barquette de frites mayo (au cas où)

Une combi de plongée intégrale (au cas où)

Et des facturettes, des facturettes, des facturettes, des facturettes…

 

 

Morale : petit, grand, moyen, tout riquiqui, maxi-maxi : mon sac à mains, c’est le binz, le bazar, c’est plein de trucs super utiles.

Et personnes n’a le droit d’y mettre les doigts… c’est à peine si moi, j’ose !

 

 

J’ai un nouvel article rigolo sur so busy, pour tous ceux qui ont fait des rimes crétines avec 2013… ou pas (parce que 2013, c’est l’année de la biaise) !!

 

Et n’oubliez pas de liker le profil Marie Poulette.

 

Échantillon de la première strate du sac.

Échantillon de la première strate du sac.

 

macaronredactricesbg



Rendez-vous sur Hellocoton !

Le supplice du code !!!! (petit manuel de survie au quotidien)

Faut protéger.

Pas divulguer.

Cacher, c’est secret…

Faut coder.

 

Quand on était gamin, c’était rigolo.

Les codes super compliqués…

L’avocat : « A vaut K » hû ! hû !  ou plutôt : « Re ! Re ! En code Avocat

Le code chiffré : on remplace les lettres par leur place dans l’alphabet : Yeah ! Enfin : 25-5-1-8 ! En code chiffré

Le spécial pervers : l’avocat chiffré : La classe ! ou 12-17 3-12-9-9-21 !

James Bond ou les agents doubles c’était nous…

 

Et puis, on a grandi.

Les codes ont envahi… tout, Les codes ont tout envahi.

 

Le premier, le seul qu’on garderait s’il fallait choisir entre tous nos codes, celui qu’on ne choisit pas mais qu’on chérit, celui grâce auquel remplit nos placards et on vide notre compte en banque : LE code de carte bleue !!!!!!

 

Oui, mais… s’il n’y en avait qu’un, on ne garderait que celui-là… mais des codes y’en a plein.

Tout est codé, cadenassé, notre vie, c’est un coffre-fort et Sésame ouvre-toi, ça ne suffit pas pour entrer. (et puis, un code, ça ne se note pas sur un bout de papier… ou alors, il faut coder le code… Arrrrgh !)

 

On a un code Ebay, un code PayPal, un code pour ouvrir le téléphone, un mot de passe pour le compte Facebook, un pour le compte Twiter, un pour le compte amazon, un pour le compte Helocton, un pour le blog, un pour la boite mail pro, un pour la boite mail perso,  un pour le compte Itunes, un pour le digicode de l’immeuble, un pour le digicode de la crèche (véridique, j’ai besoin d’un code pour récupérer ma gamine), un pour accéder à notre compte bancaire sur internet, un pour le compte sécu (en plus du numéro à rallonge), un pour ouvrir l’ordi,  un pour chacune des boutiques pour lesquelles on a un compte sur internet (Oh ! juste, 1 ou 2… ou 6 ? ou 12 ? ou 67 ???), un pour le compte deezer…

 

(Et vu qu’on a des marmots, parfois, il faut un code pour entrer dans la chambre de l’aînée ou bien un code pour passer la barrière humaine réalisée par le benjamin (4 ans), lui-même, sinon, faut payer en tapant dans la main).

 

 

Il est clair que les agents doubles peuvent aller se rhabiller ! Nous on se farcit au moins 25 codes différents à retenir.

 

Parce que si tous les codes étaient identiques, ça ne serait pas marrant… ben non !

Y’a des mots de passe qui doivent contenir :

Uniquement des chiffres

Seulement des lettres

Des lettres et des chiffres

Des majuscules et des minuscules

Des signes de ponctuation

Surtout pas de signes de ponctuation

Entre 6 et 12 caractères

Surtout 4 caractères pas plus

Si on cherchait, on serait sûre de trouver des codes où il faut siffler des notes de musique, des codes où il faut faire des ombres chinoises, dès où il faut faire une chorégraphie précise…

 

Alors, on a tout essayé : notre date de naissance dans le désordre, celle des enfants, le nom du chat en anglais, notre pointure avec le surnom du chéri… On a beau être super intelligente, on ne pourra jamais tous les retenir… alors, s’il ne faut en garder qu’un… on conserve celui qui permet de remplir les armoires… ?

 

 

 

En attendant, James Bond, c’est un rigolo…. Pfff….

007, c’est quoi, ça !!! 3 chiffres et même pas une majuscule !

 

 

Nous, on est vachement plus balèze (et puis, au pire, y’a la question secrète qui permet de retrouver son code… oui, mais… Oh ! pétard à mèche, comment il s’appelait déjà, notre premier hamster ???)

 

Sinon, vous avez pensé à liker plume de Marie Poulette sur FB ??

Pétard, le code ???????





Rendez-vous sur Hellocoton !

Le supplice de la tentative de rattrapage de retard administratif (petit manuel de survie au quotidien)

Bon, ce n’est pas qu’on soit mal organisée (enfin, juste un petit peu, je l’avoue), c’est surtout qu’on est débordée et que le soir, après avoir pécho la marmaille à l’école/la crèche, on ouvre la boite aux lettres tout en écoutant l’aînée réciter sa table de 8, en consolant la cadette qui a perdu sa gomme, en évitant la petite voiture de pompiers lancée à vive allure entre nos orteils par le benjamin (en même temps, c’est des pompiers, ça file), le tout en ayant la petite dernière dans les bras.

 

Alors, forcément, on fait un tri rapide en 3 catégories :

 

Super Urgentissime : trucs sympas qu’on a envie d’ouvrir tout de suite (genre le nouveau catalogue de godasses, le programme de l’opéra, la commande internet avec nos super belles boucles d’oreilles dedans (urgentissime de l’ouvrir), notre chèque de salaire, un faire-part de naissance, une carte postale)

 

Urgent qui peut et qui va attendre : le papier d’inscription au centre aéré (quoique, tout bien réfléchi, ça, ça rentre dans la catégorie Super Urgentissime), la facture GDF, des papiers administratifs pour le boulot, une relance pour l’eau… des papiers administratifs encore…

 

Direct poubelle : les envois personnalisés publicitaires pour des trucs moches ou à vocation administrative (genre des fournitures de bureau moche)

 

 

 

Et quoique n’étant pas de mauvaise volonté, commencer à ériger un petit tas de trucs urgents à traiter.

 

 

Tous les soirs, gérer le repas, le bain, les dents, l’histoire, les tables de multiplications, le câlin, la gomme retrouvée (dans le désordre ou pas, parce qu’on a déjà vu des gommes perdues dans le fond d’un lit… allez savoir comment une gomme peut se retrouver-là), le bisou, le verre d’eau, le pipi : arrrrrrrrrrrrgh !!!!! Il est 20h23, je ne veux plus voir personne de moins d’1m58 dans le salon)

 

20h24 : éplucher l’urgentissime : Essayer les boucles d’oreilles trop belles (indispensable à 20h25) baver devant les tatanes trop belles, trop chères, s’extasier devant le faire-part (moûûûû !!! c’est choumignon, ça), ne pas s’extasier devant son salaire…

 

Accessoirement manger et bosser à nouveau…

 

Et oublier le petit tas d’urgences administratives qui attendent.

 

Recommencer le lendemain et le jour d’après et même le suivant pendant un bon nombre de jours…

Et voir le tas se transformer en colline, la colline en montagne…

 

Au bout de 2 mois (en vrai, 3 mois), avoir une matinée dispo. Hésiter à aller s’acheter des trop belles godasses, chercher le catalogue.

Le retrouver sous une pile tout à fait Pisienne de trucs urgents qui moisissent depuis des lustres.

Renoncer aux tatanes.

Décider de devenir super Sisyphe et commencer l’ascension de la montagne, que dis-je de l’Everest qui encombre notre petit meuble moche (c’est sûrement pour ça qu’on y jette nos papelards, c’est pour le cacher)

 

Aplatir la montagne sur le parquet, envahir la table basse.

L’Everest à plat

Hésiter à pleurer devant l’ampleur de la tâche.

Être méthodique (penser tatane, si on se grouille, on arrivera peut-être à concilier les 2).

Prendre un bon stylo et son courage à deux mains.

Se faire un thé.

 

Trouver 4 factures plus ou moins fraiches (dont une pas fraiche du tout… du 15 octobre… S’étonner d’être encore raccordée à l’eau).

 

Devenir une serial régleuse de facture.

Ne pas mélanger les TIP, enchaîner les règlements avec brio et sans erreur.

Chercher des timbres… En vain.

Se refaire un thé.

 

S’attaquer au dossier de renouvellement pôle emploi, rétroactif sur 2 ans et demi (alors que la période de calcul ne prend en compte que les 10 derniers mois).

Tout remettre en ordre.

Chercher le stylo…

Remuer notre Everest administratif.

Tout mélanger.

Arrrrrrgh !!! Mais où ce fucking stylo (oui, l’administratif nous rend un chouïa vulgaire)

Rattraper de justesse le thé froid qui manque d’inonder l’Everest.

 

Prendre un nouveau stylo.

Signer le dossier.

Constater que le nouveau stylo ne fonctionne pas….

 

Respirer.

Se rerefaire un thé.

 

Reprendre le cours des choses.

Compter et recompter et ratacompter les feuillets.  12-13-14…. 23-24

Être hyper concentrée. 25-26

Entendre le téléphone.

Rester concentrée 27-28…31

Arrrrrrgh, zut, perdre le fil.

Décrocher le téléphone.

Une erreur…

 

Se souvenir de ses accouchements, faire la respiration du petit chien, visualiser le bout du (célèbre) tunnel de l’Everest.

 

Recompter.

Avoir super envie de faire pipi (arrrgh, le thé !!!)

Résister. Être forte.

Gagner.

Mettre le dossier pôle emploi dans l’enveloppe et prier pour qu’il ne soit pas perdu.

    

Allez aux toilettes.

Se rererererefaire un thé au passage.

 

Enchaîner sur une demande préalable de travaux.

Ne rien comprendre. Mais remercier son chéri de savoir ce qu’est un plan de masse…

Déléguer.

 

Retrouver, dans la pile, une carte postale qu’on aurait dû envoyer lors de nos vacances à Venise… En mai.

Renoncer à l’envoyer.

 

Faire le dossier pour le CE pour la participation financière aux activités extra-scolaires du début de l’année.

 

Répondre à une enquête à renvoyer pour le 15/11.

 

Se rererererererefaire un thé.

 

Calculer les frais à se faire rembourser.

 

Filer aux toilettes.

 

Regarder l’horloge.

13h… trop tard pour les tatanes…

(Bon, en même temps, vu les indemnités de retards pour divers organismes qu’on doit à cause du retard, ça vaut bien notre hypothétique godasse gauche).

 

Voir enfin le dessus de la table et du parquet apparaître.

Retrouver enfin le stylo qui va bien.

 

La table !!!!!

Faire une pile « à envoyer presto-presto »

 

Se dire que demain, oui, demain, on ira à la poste… (Et si y’a pas la queue… on peut rêver… on aura peut-être 3 minutes pour aller s’acheter des godasses, maintenant que notre chèque de salaire est encaissé et les frais remboursés)…

 

Tout ranger.

Manger.

Entendre le facteur déposer des lettres dans la boite… arrrrrrrrrgh ! Sisyphe, c’est un p’tit joueur avec son caillou !!!

 

Faire celle qui n’a rien entendu. (on n’a pas commandé de boucles d’oreilles, récemment, alors, aucune urgence)

 

Se dire qu’on regardera ce soir, en rentrant de l’école…

 

 

 

(Et en vrai, vous savez ce qu’il y avait dans la boite : un bon de réduction pour les tatanes !!!!!!!!!!!!!!)

Réduc à tatanes !

 

 

(Et puis, oui, je sais, il existe les prélèvements automatiques, je sais. Mais, y’a des trucs sur lesquels je suis une vieille réac’ : je préfère payer en faisant un chèque avec une facture poussiéreuse, plutôt que d’avoir l’impression qu’on me vole de l’argent sur mon compte. Je sais, c’est idiot, crétin et débile… Mais, c’est comme ça, mon toc à moi)

 

 

Bon, c’est pas le tout, mais, est-ce que vous avez pensé à liker le profil Plumes de Marie-Poulette (ben ouais, pour ne pas louper les articles) ???

Sinon, y’a la pouletter (sur la première page) ou le flux RSS…

(Et puis, si ça vous goûte, vous pouvez partager)



Rendez-vous sur Hellocoton !

le supplice du conflit des générations (petit manuel de survie au quotidien)

Emmener sa fille cadette boire un coup au bistrot.

(oui, cette enfant a une passion : elle adore boire des coups… Bon, elle n’est pas la seule…)

 

Être une vraie rebelle, une déglingo : commander un jus d’orange pour la gamine et un Perrier pour la maman…

 

Le liquide appelant le liquide, indiquer les toilettes à la cadette.

 

 

Voir la cadette sortir des toilettes, l’air super interloqué.

Demander : Ça va ??

– Ouais, mais tu sais quoi, les toilettes, ils sont super bizarres, pour tirer la chasse d’eau, ben il faut lever un truc.

Regarder sa fille et ne pas bien comprendre ce qu’elle veut dire.

– Ben si !!! Normalement, pour tirer la chasse d’eau, il faut appuyer sur un bouton et là, faut tirer le bouton.

 

Se péter la galette et expliquer la vie à son héritière :

– ma petite chérie, quand j’étais petite, la chasse d’eau, on la tirait pour de vrai. D’où l’expression « tirer » la chasse d’eau. Parce que maintenant, c’est totalement crétin, parce qu’on dit toujours « tirer » la chasse d’eau, pour qu’un truc qu’on pousse…

 

Voir l’air dubitatif de sa fille.

– ah ! ouais, tu veux dire que c’était à l’ancien temps.

 

Ne pas prendre mal le fait que la chair de notre chair considère que nous sommes « de l’ancien temps » (En fait, si, le prendre super mal)

 

 

Et puis, se dire qu’on n’a pas de leçons à recevoir de la part d’une gamine qui confond pousser et tirer.

 

Et qui de toutes manières n’a pas connu les téléphones avec un fil, le temps où internet s’appelait le minitel et qu’il fallait faire 3615 code « … », qui n’a jamais enfilé un sous-pull qui fait tenir les cheveux droit sur la tête et qui fait des étincelles quand on l’enlève dans le noir.

 

Une enfant qui ne sait pas qu’on pouvait écouter de la musique avec un truc rond et noir. Ou qu’il fallait mettre une cassette dans notre baladeur et que c’était galère pour passer d’un morceau à l’autre…

 

Une enfant qui croit que pour faire des photos, on doit tenir son appareil à bout de bras et qu’il suffit que la batterie soit chargée pour que ça fonctionne. Alors que nous, on a connu les appareils avec pellicules et même les polaroïds qui nous sortaient directement la photo qu’on secouait nerveusement pour la faire apparaître…

 

Et puis comprendre qu’on est simplement d’une autre génération que sa fille.

(Et en vrai, dans le fond, on le prend quand même pas trop mal… Parce que nous, on sait pourquoi on dit « tirer la chasse d’eau », alors qu’on appuie sur un bouton… ouais… il y a de minuscules satisfactions… minuscules…)

 

On tire !!!

 

Bon, et à part ça, vous likez Plumes de Marie-Poulette ??

Vous avez caqueté de Marie-Poulette avec vos copains ???



Rendez-vous sur Hellocoton !

Le supplice des pièces manquantes de l’administration (petit manuel de survie au quotidien)

Il parait que c’est très français : l’administration est ses méandres tellement complexes qu’on peut dire qu’on érige la discipline administrative au rang d’art.

 

Vue sous cet angle, l’administration semble moins… ou plus… Nan, vue sous angle aussi, les trucs administratifs, même si c’est un art, ça reste super chiant (voilà, c’est dit)

 

D’abord, je m’excuse par avance auprès de toutes les personnes qui travaillent dans l’administration française et néanmoins artistique :

Vous avez tout mon respect.

Et j’avoue que je ne sais pas comment vous faites pour vivre ça de l’intérieur…

Et… vous avez tout mon respect.

 

Une question demeure (en fait plein de questions demeurent, mais on va faire synthétique, même en parlant d’administration, ça doit être possible, non ? Donc, on passe sous silence, pour cette fois, le jargon incompréhensible, les numéros et codes zarbis, les files d’attente…). Bref.

 

Donc, une question : pourquoi tant de papiers ??? Pourquoi demander 2 ou 3 fois les mêmes choses, pourquoi vouloir encore et encore ce qu’on vous a déjà fourni les fois précédentes ??

 

Petites hypothèses :

 

Ludique : c’est un jeu entre vous. Comme parfois, vous vous ennuyez au taf, vous pimentez la vie Administrative et néanmoins Artistique : vous faites des concours de celui qui aura reçu le plus de paplards en 1 mois et le gagnant a le droit de faire un truc complétement déglingo, du genre avoir du rab de frites à la cantine ou se garer à la meilleure place du parking pendant toute une semaine.

 

Machiavélique : Il y a Un employé par administration particulièrement pervers qui adore faire iéch le monde et qui déteste les arbres… et je tombe toujours sur LE pervers.

 

Médicale : c’est peut-être une maladie qu’on choppe après quelques années à se coltiner des imbéciles (nous, français moyens, usagés de l’administration) qui ne comprennent rien au jargon administratif et qui sont désagréables. Du coup, vous développez le syndrome d’auto-défense automatique en demandant moult pièces manquantes à plusieurs reprises.

Mystérieuse : il y a un endroit dans l’Administration où se retrouvent toutes les pièces manquantes en double ou en triple qui ont disparu de nos dossiers. Un jour, un employé élu des Dieux de l’administration ouvrira la porte magique (et il se prendra sur la tronche des centaines de milliers de document 8530A et il mourra. Et paf !)

 

Farceuse : Vous avez le sens du comique de répétition et ça vous éclate de nous demander 3 fois le doc 8530A. (à la limite, si ça vous fait marrer, je veux donner une nouvelle fois le formulaire 8530A… de toute manière, maintenant, je suis un pro, je vais avoir mon CAP « formulaire 8530A » !)

 

Origamique : Vous faites partie de LANAO : Ligue Administrative et néanmoins artistique d’Origami et vous devez vous entrainer pour être super balèze pour faire des cocottes en moins de 12 secondes, les yeux fermés, avec la bouche (ou les pieds, il y a deux écoles) et y paraît qu’il y a des championnats secrets.

 

Pragmatique : vous êtes du genre à croire que « vaut mieux deux fois qu’une », pour être sûr de bien tout avoir… Je peux vous proposer de passer à l’option « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras »… Mais c’est vous qui voyez.

Soumission : vous êtes sous la coupe d’un chef immonde qui a un problème avec le formulaire 8530A : ça le rend guedin, il en veut plus, toujours plus (hé ! mais il faut le faire soigner)

 

Artistique (on y revient) : tout ça, c’est parce que vous préparez une performance de ouf depuis des années et des années, vous faites un truc de déglingo du genre recouvrir la tour Eiffel avec des formulaires « 8530A » remplis. Comme une allégorie moderne de la performance administrative ou comment Eiffel aurait eu l’air malin à faire des cocottes avec la bouche si il avait bossé dans l’administration (oui, ça n’a aucun sens… c’est de l’art administratif on vous dit !)

 

 

En attendant, chère administration : mon dossier avec les pièces manquantes que je t’ai filées l’années passée et l’année d’avant et dont tu n’as pas besoin (parce que tu ne vas te servir que des 10 derniers mois, mais qui tu me demandes les pièces des 2ans et demi avant). Ben, mon dossier qui doit avoir à peu près 54 pages est presque prêt… Mais j’attends des justificatifs qui viennent de toi pour te les redonner… Du grand Art, on vous dit !

Sinon, tu as tout mon respect.

Mais, laisse tomber l’Art, contente toi juste d’être efficace, sera déjà super bien.

Ah, tu ne veux pas laisser tomber l’art et veux encore que je te donne le formulaire 8530A… parce vaut quatre fois qu’une. OK, tu l’auras.

 

Français, soyez fiers ! Votre Administration fait du grand ART !!!

 

Bon, sinon, vous pouvez liker plumes de Marie-Poulette sur FB, pour ne pas louper les parutions, y’a la Pouletter (tous les 15 jours) ou le Flux RSS(et j’vous jure, y’a pas de formulaire 8530A à remplir, juste un clic !)

 

Et si ça vous fait marrer : partageeeeeeeeeeez, promeuveeeeeez !

 

(merci !)

Hé, hé, j’y suis presque !!!





Rendez-vous sur Hellocoton !

La housse de couette : Petit manuel de survie du quotidien

Il a été une époque, certes fort éloignée, où on devait faire notre lit avec un drap, une couverture et un couvre-lit.

Et puis, un jour on a eu le choix, alors, ça a été la LI-BER-TE : on a foncé tête baissée vers : LA couette et sa bonne amie, la housse de couette.

Simplissime de faire son lit !

Oui, mais (parce que, forcément, y’a un mais), en même temps que faire notre lit (qu’on ne fait pas vraiment d’ailleurs)… Bref…

Donc, en même temps que le plaisir de faire potentiellement notre lit en 2 coups de cuillère à pot, on a découvert :

LE SUPPLICE DE LA HOUSSE DE COUETTE

Parce que tout le problème est là : enfiler la couette dans la housse de couette (petite précision… de taille, je mesure : 1m59) est une véritable épreuve.

Essayer différentes techniques :

Le rouleauté façon bas résille à enfiler : rouler la housse afin de dégager le haut (fastoche), coincer les deux coins de couette dans les deux coins de housse de couette (moins fastoche étant donné que la housse 2 personnes a une envergure nettement plus importante que la nôtre). Dérouleauter la housse sur la couette.

Dans la version « je rêve des genoux » : la housse se déroule gentiment jusqu’en bas de la couette.

Dans la vraie vie : jamais cette fuckabrin de housse ne se dérouleaute harmonieusement. Elle colle à la couette et on galère à dérouleauter d’un côté tout en maintenant les coins du haut qui se barrent…

Bilan : Au bout d’un quart d’heure, on sue comme une bête, on a épuisé tous nos jurons et la housse est toute tirebouchonnée sur la couette.

La fantôme de la couette : consiste à voir les choses de l’intérieur : entrer dans le vif du sujet et dans la housse. Galérer pour trouver le haut de la housse. Repérer les coins. Se baisser, attraper la couette, constater qu’on a perdu nos repères de coins. Re-repérer d’une main tout en tenant la couette de l’autre. Tâcher de tout faire coïncider. Entendre un gamin dire « maman, pourquoi tu joues au fantôme ». Ignorer le gamin. Se débattre. Entendre le gamin, un peu angoissé, dire « maman, tu es en train de te faire manger par un fantôme ??? » Geindre que « non, on est en train de mettre la couette ». Comprendre que le gamin est peu convaincu par notre explication : « Maman ????? Maman ???? euh… c’est toi qui mange le fantôme de la couette ». Lâcher tout, sortir de la housse et voir le gamin sursauter. S’apercevoir dans le miroir, sursauter aussi : rouge, coiffée comme un dessous de bras… Madame Foldingue, c’est nous.

(pour les moins de 30 ans et pour votre culture générale, Madame Foldingue, incarnée par Marie-Claire Nadeau sévissait dans le cocoricocoboy…)

Bilan : on ne ressemble à rien, on a fait peur au gamin (et on est allée voir sur wikipédia « collaricocoshow »… notre vie est passionnante)

L’obstétricale à rebours : mettre une housse de couette, c’est comme faire une accouchement à l’envers : rentrer un truc gros, par une ouverture moins grosse. Progresser centimètre par centimètre. Glisser la couette par l’ouverture. (enfin, glisser n’est pas le terme, parce que ça ne glisse pas). Hésiter un instant à pratiquer une épisiotomie sur le bas de la housse. Se retrouver avec une housse moitié dedans, moitié dehors. Avoir une super envie de faire une césarienne à cette saloperie de conchonceté de merdasse de housse couette. Se retrouver à sauter sur le bord du lit en tenant la housse et la couette à bout de bras. Constater que la couette est toute ratatinée dans le bas… Arrrrrgh !

Bilan : on est une super mauvaise sage-femme de couette. On est preneuse de cours de préparation à l’acouettement.

La radicale : acheter des draps et une couverture.

Bilan : efficace

Le paradoxe ultime : faudra quand même qu’on m’explique comment un truc aussi rétif qu’une housse de couette à accueillir des trucs à l’intérieur d’elle-même (genre, une couette), peut absorber autant d’éléments textiles dès qu’on la met dans la machine à laver. Comment se fait-il que l’intégralité du linge sensé se laver en même temps que la housse se retrouve DANS la housse ???  A tel point que au moment où on enfile la housse sur la couette, on retrouve la chaussette solitaire dont on avait fini par jeter la sœur la semaine d’avant… Pourquoi, mais pourquoi les housses de couettes sont-elles si méchantes  ????

(et sinon… vous pouvez liker « plume de Marie-Poulette » ou vous abonner à la pouletter (sur la première page) ou au flux RSS, histoire de ne rien louper… et si ça vous a fait marrer : faire tourner !!!!!!!)

Spéléo d’intérieur de couette





Rendez-vous sur Hellocoton !