Marie-Poulette
ça caquète au poulailler

‘Derrière le mur’

Petits mouchoirs

Elle parle de ce qui s’est passé la veille en promenade.

Elle tortille son mouchoir.

Elle raconte l’agression du matin.
Elle n’a pas bronché. Elle n’a pas riposté.
Elle s’est laissée faire. Elle l’a laissé faire.
Elle s’est laissée agresser, bousculer, frapper.

Tout était filmé. Elle le savait. Elle attendu que les surveillantes interviennent.

Elle tortille son mouchoir.

Dehors, elle ne se serait pas laissé faire.
Dehors, elle lui aurait cassé la tête, les dents, les bras.
Dehors, elle l’aurait moulinée, ratatinée, explosée.

Elle tortille son mouchoir.

Mais dehors, ça n’est pas dedans. Et inversement.

Dedans, elle attend.
Dedans, elle rêve de dehors. Bientôt.
Pas taper.
Pas crier fort.
Pas riposter… dedans.

Elle tortille son mouchoir.

Dehors, elle est debout. Une femme debout.
Dedans, c’est très différent.

Elle tortille son mouchoir… et puis, elle ouvre sa main.
Le mouchoir est un œillet, fleur fine et délicate.

Elle me la tend.
Je l’emporte.
Dehors.

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(hé !!! Des articles, y’en aura aussi des marrants, parce qu’on se fend la poire aussi ! vraiment !)

Pour voir le pourquoi du comment de tout ça, c’est !

Pour aimer Marie Poulette à la folie, c’est sur FB ! sinon, y’a on n’a pas 4 bras (c’est là que je suis, en vrai)



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Le pourquoi du comment de derrière le mur.

Au départ, il y a une association qui propose des projets culturels en prison.
Et puis, il y a moi (ben oui). Moi qui suis conteuse (oui, oui, c’est un vrai métier) et qui travaille autour des tapis de lecture (des supports en tissu qui permettent de raconter des histoires ou de chanter des chanson).

Il y a une maison d’arrêt quelque part en France.
Il y a elles.
Les détenues, les surveillantes, les admin…

Et non, je ne raconterai pas les horreurs commises quand je les connais.

Je vais tenter de montrer quelques instantanés, sans clichés j’espère.
Ce n’est pas vérité vraie que j’écris.

Parce que j’écris. Je réécris… c’est un peu mon travail aussi.

Mais, jamais, jamais je ne trahis.
Il s’agit simplement d’une vision. Ma vision.

Je ne raconte pas chronologiquement. Je suis une autre logique. La mienne.

Parce que c’est un monde parallèle. Un monde hors du monde.
Où tout est à la fois dur, cruel et étonnamment tendre.

Je ne cherche pas à les excuser. Je ne les juge pas non plus.
Je tâche de partager.

Bien sûr, je vous montrerai aussi ce qu’elles font. C’est beau, tellement beau.

 

Bon, allez, zou, on y va !

Le premier épisode est là ! Petits mouchoirs.

Et puis, y’a le profil Plumes de Marie Poulette à aimer, pour ne rien louper. Mais, en vrai, je suis plutôt sur le FB de On n’a pas 4 bras !



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