Marie-Poulette
ça caquète au poulailler

‘Picoti-picota’

Un oiseau bleu. Vendredi 19 Janvier 2018

C’était il y a presque six ans.

Un appel téléphonique trop tard le soir pour être du boulot.

L’hôpital. Votre père est mort. Pendant une opération.

Vous saviez qu’il avait un examen aujourd’hui.

Non, on ne savait pas. On ne parlait pas de ces choses là. On passait surtout de bons moments à profiter de la vie, à rire, à dire des bêtises. On était légers et c’était devenu d’un coup très lourd.

 

Mon père est mort et il continue à nous manquer, six après. On en parle souvent, il vit dans nos souvenirs comme l’avait dit la cadette qui avait 6 ans à l’époque. Elle avait dit précisément qu’elle entendait son grand-père rire dans sa tête. De ce rire si particulier qu’il avait, qui partait en mille éclats.

On en parle souvent. C’est moins douloureux maintenant. On se dit surtout que c’est un grand gâchis, que c’est moche de mourir à 63 ans, Quelques semaines après la retraite.

On a réglé tous les problèmes succession. Ça a été long. On a fini le mois dernier.

 

Et puis, je pars travailler dans la Somme, à Abbeville.

Dans un supermarché quelconque, je tombe sur cette boite de camembert : « L’oiseau Bleu ». C’est ridicule, mais c’est le camembert que mon papa mangeait quand j’étais petite.

J’aimais bien cette boite avec cet oiseau qui vole.

Mon père avait des pratiques étranges avec le camembert. Il le sortait de son enveloppe et grattait la croûte juste un peu, des deux côtés. Juste ce qu’il faut pour que ça soit comme il aimait. Il remettait le camembert dans l’enveloppe et l’enveloppe dans la boite, la boite sur l’appui de fenêtre. Pas dans le frigo. Non !

 

Le matin, il se faisait un café avec du Nes, il trempait des tartines de camembert dans le café.

 

Mon père n’était pas un esthète en matière de nourriture.

 

C’est idiot. Je n’avais pas l’intention d’acheter du camembert.

Mais, j’ai acheté ce camembert, comme un morceau de mon enfance.

 

Je sais bien qu’il n’est pas extraordinaire ce camembert. Qu’il n’est pas au lait cru. S vous savez ce que je m’en fous ! Ce n’est pas du camembert, c’est un souvenir, c’est mon enfance, c’est mon père perdu que je retrouve un peu.

 

Je suis rentrée avec le camembert. Je n’ai pas fait de cérémonie particulière. Les enfants l’on mangé, dévoré.

La benjaminette a dit : c’est bon ce camembert (même pas au lait cru), c’est tendre dedans et doux dessus.

 

Mes enfants ont donc le même goût que mon père, que leur grand-père pour le fromage moyennement typé.

 

(j’ai googleisé L’oiseau bleu : en fait, à la base, ce n’est même pas du camembert, c’est une arnaque puisqu’il était fabriqué… dans la somme (d’où certainement le fait que je l’ai trouvé à Abbeville). De le savoir me fait encore plus marrer).

 

Voilà comment un camembert l’a fait penser à mon père.

 

Allez, je suis sur FB et sur IG (j’y suis beaucoup en ce moment, j’y trouve beaucoup plus de bienveillance que sur FB)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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Manger des lentilles. Dimanche 14 janvier 2018

Ce matin j’aurais dû courir.

Je fais maintenant 30 à 35km par semaine en trois sorties. Je progresse, je vais plus vite, je m’entraine, je fais des séances de fractionnés… J’avance ! Je suis fière de moi, parce que ça fait moins de 5 mois que je cours, que je ne suis partie de rien.

Courir me fait du bien, ce n’est pas que mettre un pied devant de l’autre. Il se joue beaucoup de choses quand on cours, trouver la force de mettre ses pieds en route, chercher un second souffle quand le premier est trop court. Et tenir avec sa tête. Trouver une distraction quand les pieds courent seuls (je me raconte des histoires que je n’aurais ni le temps, ni le talent d’écrire, je créé mes futurs spectacles… je mets mes idées en place), chercher de nouveaux itinéraires, voir le parcours comme un voyage…

Et ce matin, la tuile. Un genou super douloureux, alors que je n’ai rien fait de physique hier.

Je déteste quand mon corps me trahit, quand il me rappelle que j’ai bientôt 44 ans, des nuits trop courtes et des kilos en trop.

Je le hais dans ces cas-là, parce qu’il m’empêche d’être fière de moi.

 

Pour se consoler, on n’a fait une brioche avec le petit dernier.

J’en ai profité pour… travailler…

Le papa a géré le repas.

Des lentilles.

Le petit dernier était… euh… comment dire… ravi ?

(heureusement, il y avait une crème au chocolat, du papa aussi pour le dessert)

 

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Une robe dessinée par elle et FéeParmoha. Mercredi 10 Janvier 2018

De temps en temps, par le biais de ce blog je peux tester des choses. Je cours pas après les sponso (je n’en ai jamais fait) mais de temps en temps on me propose de tester un truc.

Cette fois, c’est Fée Parmoha !

C’est une super idée : On dessine, on colle, on fait un peu ce qu’on veut sur un patron (dispo sur le site, à télécharger selon la taille du gamin), on prend sa création en photo et Fée Parmoha crée la robe.

C’est hyper simple, ludique, unique !

Le modèle est simple mais seyant.

Ce que j’aime beaucoup, c’est la signature dans l’ourlet.

 

Bref, c’est bien chouette et la benjaminette est fin ravie.

Finalement, elle préfère le dessin du dos à celui du devant (elle a fait ses dessins toute seule, elle a trouvé son idée elle-même : un côté où il fait beau, un ou il pleut), du coup, elle porte sa robe à l’envers ce qui ma foi n’est pas gênant du tout.

 

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Les rois ! Dimanche 7 Janvier 2018

Ce matin FB m’a fait remonté un souvenir d’il y a trois ans. Dans les souvenirs que FB me montre, je vois en général mes enfants plus petits, des anecdotes, des spectacles que je ne joue plus.

Ce matin, je m’attendais à voir la bouille de petit dernier du temps où il était encore Ce Bébé.

Ce matin, c’est un cadre noir qui s’est ouvert « je suis Charlie ».

Tout m’est revenu. Cette journée était un mercredi, je m’étais affalée, assommée par le manque de sommeil. J’ai découvert tous les « je suis Charlie » sans comprendre de quoi il s’agissait en fin d’après-midi.

Ce Bébé allait bientôt commencer la crèche et moi reprendre le chemin du travail. Je prenais encore des cours de guitare.

Ce jour-là, j’avais hésité à y aller. C’était ma bulle récréative. Je n’étais certaine d’y avoir droit ce jour-là, de vivre normalement.

Il y a 3 ans.

 

Aujourd’hui était le lendemain d’hier, on a encore fêté nos amis avec nos enfants.

Aujourd’hui on a encore recommencé.

Le dernier dimanche des vacances de Noël c’est le parrain de la benjaminette qui vient et la marraine de la cadette.

 

D’ordinaire je fais des galettes.

J’ai eu envie de changer.

J’ai fait une brioche de rois : suivant cette recette : https://lacuisinedannie.20minutes.fr/recette-brioche-des-rois-268.html

Une merveille.

Je n’ai pas trouvé de cerises confites.

Du coup, ça a été kumquats et oranges confites.

Ma première couronne, du coup je n’ai pas géré le « trou »…

Mais vraiment, ça a été super bon. Il n’y en a plus pour demain !!!! (flûte !)

C’est le benjamin qui a géré la déco tout seul (je n’ai fait que couper les fruits)

Vingt minutes avant l’arrivée des amis, j’ai réalisé que nous n’avions pas de couronnes. D’ordinaire les enfants les font… Pas cette fois.

Vite fait, plus ou moins bien fait, mais fait !!! Des couronnes en tissu en mode « hop, hop, hop !! »

 

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A la mer. Lundi 1 Janvier 2018

D’ordinaire le 1er, nous restons tranquilles, on ne bouge pas, on reste au chaud, on mange des restes, on dort, on regarde du réconfort à la télé.

Aujourd’hui, premier jour de l’année 2018, il a été décidé par les parents, sur une idée de la mère, que nous irions à la mer (pas celle des enfants, celle avec des vagues) et que nous garderions le secret jusqu’au bout.

Nous avons tiré les enfants du lit à 10h, départ 11heures.

Destination inconnue jusqu’au bout.

Digue de Malo.

Nous avions complètement oublié cette histoire de bain des givrés, du coup, c’était bien chouette de voir ça.

 

Dunkerque et la plage de Malo demeure toujours un peu étrange. On peut y faire des photos noir et blanc tout en étant en mode couleur, il y a des villas coquettes juste à côté des usines. J’aime beaucoup.

 

On a pris un grand bol d’air, suivi d’un bol de pluie, nous sommes rentrés prendre un bol de pâtes.

Une chance que nous ayons du bol en cette année 2018 !

 

Allez, bonne, belle, douce, aventureuse, amoureuse, joyeuse année 2018 à toutes et tous.

 

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Dessiner Noël sur la vitre. Samedi 23 Décembre 2017

Nous avons toujours dessiné sur les fenêtres. Cela fait des années que nous dessinons, que nous révisons les tables de multiplications, les conjugaisons sur la baie vitrée. Nous adorons ça !

Cette fois, j’ai investi dans des poscas (j’ai vendu un rein).

Nous voulions faire les choses bien.

Nous travaillons finement et la fresque évolue tous les jours ! Chacun rajoute un petit truc quand il en a envie.

Nous avons même fini par ajouter des minis touches de couleurs.

Je pense que la fresque va évoluer encore avec la famille et les amis qui passeront. Je vous montrerais !

Bonnes fêtes !

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Petit déjeuner aux chandelles. Jeudi 21 Décembre 2017

C’était dans le calendrier de l’Avent ce matin : Bon pour un petit déj aux chandelles. Oui, un jour d’école, c’est encore plus marrant comme ça !

On avait commencé à préparer hier, en cachette.

Installer les bougies.

Acheter des croissants (surgelés pour que ça sente bon dans la maison)

Passer prendre des oranges à jus (ça fait une éternité qu’on a pas fait de jus frais !)

Le papa s’est levé 30 min plus tôt, pour chauffer le four et dresser la table.

J’ai levé et motivé les enfants en gardant la surprise…

J’ai secoué les deux grandes qui auraient dû se lever un peu plus tard.

Et puis ils ont ouvert le calendrier.

Ils ont lu « Bon pour un petit déjeuner aux chandelles ».

Ils ont descendu l’escalier sans se douter que ça serait là, maintenant, aujourd’hui.

Je les ai entendu dire « Waouh !! »

 

Ce n’est rien. C’est exceptionnel. Mais ce n’est rien.

C’est un peu comme le pique-nique dans le salon.

De l’émerveillement dans le quotidien.

On ne le ferait pas tous les jours, ça ne serait plus exceptionnel.

 

Et puis, c’est une surprise. Une chose spéciale préparée par quelqu’un pour une autre personne.

C’est un peu de temps (mais vraiment pas beaucoup), c’est de la joie simple, de faire un truc « extraordinaire ». Parce que c’est extraordinaire puisque ça n’est pas ordinaire.

Je trouve ça tellement chouette que l’extraordinaire soit si facilement à notre portée. Il suffit de regarder les choses différemment.

 

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