Marie-Poulette
ça caquète au poulailler

‘Picoti-picota’

J’ai testé : Aller manger dans un vrai grand resto : le Coquillage à Cancale, Chez Jane et Olivier Roellinger.

 

Ça fait 10 ans qu’on en parle.

10 ans qu’on dit qu’on va y aller…

Et on y est allé.

Chez Olivier Roellinger, au restaurant Le coquillage à Cancale… (enfin, juste à côté)

 

Se préparer :

On a bien fait les choses.

On a décidé d’être méthodique… pour le plaisir.

D’abord, il y a quelques chefs, quelques grands chefs qui me touchent.

Parce qu’ils sont brillants, parce qu’ils sont vrais, parce qu’ils sont généreux.

(En fait, y’en a 2 que j’aime : Alain Passard et Olivier Roellinger)

 

Avoir lu la cuisine des corsaires (je vous le conseille, je vous le conseille, je vous le conseille : ça ne se lit pas, ça s’avale, ça se déguste, ça se croque… C’est la transcription d’une conférence faite par Olivier Roellinger pour un public d’enfant : un bijou).

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Avoir découvert les épices.

Avoir vraiment découvert les épices. On avait déjà des épices correctes, mais là…

Déjà, les sentir, c’est partir, on découvre qu’on a un nez, les mélanges se dissocient puis s’associent à nouveau.

Ce ne sont pas de simples épices, se sont des poudres magiques.

Bon, je vous en ferai gagner 2 flacons tout bientôt !!!

 

 

Le jour J, se préparer vraiment.

Choisir une robe classe, mais pas trop… simple et propre (ben quoi… avec 4 marmots, on n’est jamais à l’abri d’une robe a priori propre, mais en réalité mouchetée de feutre/vomi/caca/chocolat)

 

 

Et puis garer le camion dans le parking de la cour du château qui abrite le restaurant « le coquillage ».

Parce que oui, on est allé manger dans un château !

 

S’attendre à un service un peu guindé, un peu pingouin…

Être accueillis avec courtoisie et gentillesse et ne rencontrer aucun pingouin.

Donner son caban un peu pourrave au vestiaire, avoir un petit coquillage en retour.

 

Lire la carte.

 

Hésiter… non, ne pas trop hésiter, savoir tout de suite ce qu’on veut.

On aurait pu prendre le menu à 29,00 euros (ben oui, y’a un menu à 29 euros chez Roellinger… bon, OK, c’est pour le midi et nous, on est venu un soir… Ok, mais quand même)

Un p'tit bout de carte... j'adore cette carte !

Un p’tit bout de carte… j’adore cette carte !

 

 

Ne pas être tout à fait raisonnable… En même temps, en 10 ans d’attente, on a eu le temps de prendre le temps d’économiser.

Prendre le grignotage des bords de mer.

 

Le grigonotage

Le grigonotage

 

Et puis, ça commence !

 

6 entrées

Les 6 entrées... c'est fou !

Les 6 entrées… c’est fou !

 

On mange du velouté de chou-fleur comme si c’était du chocolat chaud.

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On avale des huitres aux épices et on trouve ça tellement bon, qu’on en voudrait encore (alors, qu’on déteste les huitres… enfin, on détestait les huitres)

 

C'est beau, en fait, une huitre.

C’est beau, en fait, une huitre.

 

 

On découvre qu’on a des milliards de papilles qui devaient dormir dans notre bouche.

 

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Chaque bouchée a un début, un milieu et une fin… et même un après. Avec des goûts différents, qui se superposent, s’ajoutent, se complètent.

 

Découvrir des goûts qu’on ne connaissait pas et qu’on a pourtant l’impression de comprendre.

 

Avoir les larmes aux yeux en mangeant le foie gras au pralin (incroyable)

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Passer aux 4 plats, servis simplement en petites cocotes en cuivre.

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Découvrir la sauce cumbava ! (hââââân, donnez moi encore de la sauce cumbava)

Adorer « le lieu fumé le long du four à pain »

(rôh ! et puis, le pain, rien que le pain… incroyable, le pain)

Ah, non, ça c'est le rince-doigts !

Ah, non, ça c’est le rince-doigts ! Ça ne se mange pas.

 

Refuser le plateau de fromage (parce que si on en prend, on sait que ce sera trop…), mais regarder la table voisine choisir dans les fromages, uniquement locaux, voir le serveur, mettre des chutneys de figues, de tomate… de la crème fraiche, et encore ce pain !

 

Et enfin, voir la roulante des gourmandises rassurantes et étonnantes préparées par Mathieu…

Hésiter entre la glace maison au yaourt, les profiteroles, la tarte au citron…

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Prendre la tarte au citron meringuée (mais, comment, comment, une tarte au citron peut à la fois exploser gentiment dans la bouche tout en étant fondante… comment ?????)

Tarte au citron extraordinaire...

Tarte au citron extraordinaire…

 

Et la tarte au chocolat et au caramel beurre salé ? Comment décrire avec justesse la tarte au chocolat et au caramel et beurre salé ????

 

Hummmmm....

 

 

Dire simplement qu’on serait toute prête à épouser dans l’heure ce fameux Mathieu… Et que Jean-Coq pense exactement la même chose… (oui, oui, il serait aussi prêt à épouser Mathieu)

 

Et voilà ! C'est fini !

Et voilà ! C’est fini !

Voilà, un addition pas donnée, donnée… à deux, avec les vins, digestifs : 209,00 euros.

Mais, honnêtement, on y va pas tous les 4 doigts non plus, chez Roellinger.

Ça a le prix de l’exception.

Et puis, avoir presque pleuré d’émotion en mangeant, ça vaut bien 209,00 euros.

 

Le service est parfait : gentil, pas guindé, à la fois discret et présent : parfait !!!!!

 

Et je reprends la phrase du site du coquillage qui résume tout parfaitement :

« Pour une cuisine marine, potagère aux parfums d’épices qui souhaite tendre vers une simplicité saine, élégante, généreuse et joyeuse. »

 

Un seul point négatif tout de même : le lendemain, quand on mange des trucs ordinaires, on a l’impression que tout est sans goût… une façon de nous rappeler l’extraordinaire voyage culinaire de la veille.

 

(vous pouvez aussi retrouver notre épopée de ce week-end là, sur 4 enfants 2 bras)



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Que faire avec sa marmaille pendant les vacances de Noël :

Grosse problématiques des vacances d’hiver : ça caille, on reste dans la maison… on s’ennuie.

V’là donc quelques petites idées dans lesquelles on peut piocher (perso, même pas dans mes rêves je fais tout ça… suis pas Wonder Poulette, moi !).

Que du simple et pas cher (le plus gros investissement, c’est le cinoche, t’as qu’à voir !).

Et puis, mettez-moi vos idées en com !!! Je cherche, je prends, je partage !

Et puis les enfants ont aussi le droit et le devoir de jouer tout seuls, non mais !!!!

(en parlant de devoirs, je suis bien sympa, je ne les pas mis au programme…)

 

Samedi 22 /12 : Aller au cinoche, (j’adore aller au cinéma aux vacances de Noël) selon les âges, on peut aller voir Ernest et Célestine (je vais y aller avec le benjamin, de 4 ans), y’a aussi les 5 légendes… bref, plein de trucs pour les marmots.

 

Dimanche 23/12 : des sablés de Noël, aux épices, au chocolat, à rien. A offrir le soir du 24 aux invités. En petits paquets avec le noms de la personne à qui on l’offre et un petit dessin (avec ça, vous en avez pour l’après midi et vous aurez le regard admiratif de toute la famille). Si vous êtes allergique à toute forme de cuisine, on peut acheter de la pâte sablée toute faite (honnêtement, ce n’est pas super bon) et customiser avec du jaune d’œuf pour la dorure et des sucre colorés.

 

Lundi 24/12 : on se vautre devant pôle express histoire d’attendre le réveillon et pour faire bien les choses, on se fait un chocolat chaud comme dans le dessin animé (et encore super mieux, donner un grelot aux marmots à la fin)

 

Mardi 25/12 : Bon, dois-je vraiment donner une idée ??? Euh… jouer avec les cadeaux !

 

Mercredi 26/12 : écrire un petit mot gentil au Père Noël/grands parents/mon Oncle/Tata… (On peut même s’amuser à coller une photo avec le cadeau, ajouter un petit morceau de papier cadeau et de ruban (penser à en garder un bout au moment du déballage)

 

Jeudi 27/12 : Un petit théâtre d’ombres : de la cartonette : genre emballage de paquet de céréales ou de gâteau, on découpe des formes simples, des piques à brochettes qu’on scotche, un tissu blanc tendu entre 2 chaises avec une lampe derrière… Et pour l’histoire ? On peut rejouer une histoire qu’on connaît, illustrer une histoire sur un CD, jouer avec comptines. Les parents sont acteurs ou spectateurs… et inversement. On peut aussi s’amuser à créer les sons, façon bruiteur.

 

Vendredi 28/12 : un pique-nique d’hiver : un concept simple et d’une efficacité redoutable : après ça, vous pouvez être élu meilleur parent du jour, le tout à peu de frais : Faire un pique-nique d’intérieur : on installe une couverture dans le salon, on mange avec des couverts en plastique et c’est la fête des chips ! Au menu : crudités en bâton, sandwichs sympa, dés de fromages, cakes, boisson dans les gourdes… bref, un pique-nique de dedans.

 

Samedi 29/12 : une journée maquillage (si vous n’avez pas lu ma séance épique… allez-y !), avec concours de grimaces à la clé. Photos obligatoires (voir 06/01)

 

Dimanche 30/12 : une méga-guirlande pour nouvel an : découper des bandes dans un magazine (entre 15 et 30 cm, selon la taille des anneaux qu’on veut), dans du chouette papier peint, du papier cadeau…  on forme un anneau avec un des bandes, passer la seconde bande dedans et former l’anneau… et ainsi de suite pour former une chaine papier.

 

Et hop ! Une guirlande… on en fait des kilomètres…

Lundi 31/12 : Faire une liste des résolutions bonnes ou moins bonnes… des envies de ce qu’on voudrait faire l’année prochaine… Noter tout sur une feuille et la mettre dans une enveloppe. On peut s’amuser à faire un rituel magique en découpant des petites étoiles, en les glissant dans l’enveloppe. On peut dire une formule magique pour ça se réalise. Et ouvrir (ou pas) dans un an !

 

Mardi 01/01 : Voilà la bonne occasion pour les enfants d’apprendre à se faire à manger tout seuls de repérer la boite de doliprane pour l’apporter à ses parents, de jouer en silence, de se faire oublier pendant au moins 12 heures.

 

Mercredi 02/01 : atelier carte de vœux : s’amuser avec par exemple, des découpages dans des magazines (on peut découper des personnages et leur coller des bulles façon BD avec « bonne année… », on peut faire dans le tamponné, soit on investit dans des tampons rigolos, soit, on fait des tampons patates (on sculpte une patate en forme de ce qu’on veut, trempage dans la peinture et roule ma poule).

On peut aussi customiser les enveloppes, faire écrire les adresses par les enfants…

 

Jeudi 03/01 : aller voir les illuminations en ville. S’extasier. Rentrer transis et boire un lait au chocolat ou au carambar (fastoche, on met 2 ou 3 carambar pour ½ l de lait, on faire chauffer tout doucement). Les lillois sont d’ailleurs super chanceux avec Lille 3000, c’est simplement sublime !

 

Lille 3000, Rue Faidherbe, magique !

Vendredi 04/01 : faire une super cabane sous la table (mettre un drap ou une couverture au-dessus. Et le fin du fin : pouvoir prendre le goûter en dessous avec la dînette)

 

Et hop, un p’tit cake sous la table, c’est meilleur !

Samedi 05/01 : Faire des couronnes de rois et de reines pour l’épiphanie. On peut coller des morceaux de papier alu, mettre des strass autocollants, Faire des bouclettes en bloducs… et pour les super balèzes, on peut s’adonner aux joies de la galette, en la faisant. (je vais vous mettre une recette ou trouver un lien avec une bonne recette !!)

 

Dimanche 06/01 : une séance photo : on regarde toutes les photos qu’on a prises pendant les vacances : un photo au cinoche, une photo des sablés, une du grelot, des cadeaux… je ne vous la refait pas en entier… Faut simplement penser à tout photographier. Et on se dit que ça a été super chouette ces vacances !

 

Sinon, allez !!!!! On like Marie-Poulette sur Facebook (et surtout, on fait liker ses copains… moi, je veux passer les 200 avant l’an 2013 !!)

 

Vous pouvez aussi me retrouver sur So Busy !!





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Les petites poules rousses… le blé, ça ne pousse pas sous les sabots d’un cheval !

Premier article de truc en plumes… avec forcément des plumes… de belles plumes.

(mais plus tard, y’aura aussi de la déco, des fringues… des trucs de poule, quoi !!)

 

La petite poule rousse est à ranger dans les classiques du répertoire jeunesse.

Conte randonnée ou d’accumulation, il plait beaucoup aux enfants de 2 à 6 ans… ou plus !  Le tout étant une question d’écriture et d’illustrations.

 

Parce qu’il existe moult versions de ce chouette petit conte.

 

(Les versions sont notamment répertoriées ici : un site qui va causer aux enseignants, avec plein de pistes d’activités… en plus, ça à l’air de partager à tout va ! Et vu qu’il y a définitivement vachement plus d’idées dans plusieurs cerveaux que dans un seul, c’est tout bon).

 

Petit résumé :

L’histoire est donc tout à fait simple :

Une poule qui trouve des grains de blés.

Plutôt que de les manger, elle les sème (histoire de pouvoir en becqueter plus, plus tard) : maligne et prévoyante !!

 

Elle demande un petit coup de patte aux habitants de la ferme, histoire de trimer ensemble pour labourer et semer.

Elle essuie refus sur refus.

Pas grave, elle se dépatouille toute seule.

Et re-belotte quand il s’agit de moissonner, de porter la récolte au moulin, de faire le pain/la gâteau…

En revanche, quand il s’agit de manger, tout le monde est d’un coup d’un seul d’accord.

Et la poule se fait alors un plaisir de refuser. Non mais !!

 

 

Version Marie-Poulette… Ou lire entre les lignes : 

 

En gros, la Poule rousse, c’est une mère poule, sûrement célibataire et qui n’a pas un radis pour ces poussins…

Et ce ne sont pas ses voisins qui vont lui filer un coup de main (ni même pôle emploi et je ne parle même pas de sa belle-mère qui ne fait que caqueter*)

Alors, quand elle trouve un peu de blé, ou de l’oseille, plutôt que de se le mettre dans le bec direct ou de le claquer en futilités, elle, elle investit.

Elle trime toute seule (et elle doit bien galérer pour faire garder ses marmots, pendant qu’elle bosse comme un âne).

 

Alors, quand elle récolte les fruits de son travail… elle garde tout pour sa pomme et ses marmots trognons. Et elle a bien raison !!!

(et tout ça, ce n’est pas pour devenir une poule de luxe… Non, c’est juste pour avoir de quoi becqueter)

 

Et qui osera dire encore que les contes sont des histoires légères et uniquement pour les enfants !

 

Courage à toutes les mères poules rousses, ou blondes ou brunes, qui galèrent en attendant de voir le blé pousser…

Parce ce que, la petite poule rousse, elle en a sous la crête…

 

 

* toute ressemblance avec des personnages réels serait pure coïncidence… (et puis, ma belle-mère à moi, elle me garde mes poussins, parfois quand je pars au turbin et que je ne peux pas faire autrement)

 

Je vous laisse découvrir toutes les versions qui existent, toutes différentes…

C’est la magie (et aussi l’intelligence) des auteurs et des illustrateurs de pouvoir faire plein d’histoires avec une seule.

Dans les chouettes versions, ma préférence va à celle de Pierre Delye… pour les jeux de mots jubilatoires et la double lecture (et les super illus de Cécile Hudrisier) Chez Didier Jeunesse.(vous pouvez retrouver Pierre, notamment dans le poulailler)

 

La poule de Delye et Hudrisier

J’aime aussi la simplicité de la version de Byron Barton, à l’école des loisirs

la poule rousse de Barton

 

Et pour une version différente (l’âne mange toute la récolte de la poule) : Jihad Darwiche et Christian Voltz,la mare aux aveux, Didier Jeunesse

 

La mare aux aveux

 

(je vous rappelle, à toutes fins utiles qu’il y a profil Face de boucq pour ne pas rater les prochains articles.. sinon, vous pouvez vous inscrire à la Pouletter : j’enverrai tous les 15 jours environs)

Et on a toujours le droit de partager…

 

 

 



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