Marie-Poulette
ça caquète au poulailler


Espéranto

(petites chronique des ateliers que je mène en milieu carcéral… si vous voulez en lire plus, baladez-vous sur la rubrique : derrière le mur (tout en bas, il y a même le pourquoi du comment))

 

Atelier tout gris, aujourd’hui.

Il fait moins chaud qu’hier, même si d’habitude il fait trop chaud, mais trop c’est mieux que moins.

Même si trop c’est trop.
Atelier à 7.

3 non francophones. Non francophone du tout, du tout…

Atelier calme, trop calme. On brode en silence. On a du mal papoter. On essaie de se comprendre, on est vite limitées.

 

 

Et puis, la porte s’ouvre, elle entre, elle, ne marche pas, elle court, elle ne court pas, elle vole.

Elle ne vole pas, elle plane !

 

Elle se jette sur sa co-détenue.

Elle parle très vite, très fort, on ne comprend rien.

Elles rient, elle rient, elles se lèvent, elles dansent, elles sautent et elles rient.

 

Alors, l’atelier calme se met à rire aussi.

En français, en italien, en espagnol, en anglais, en morceaux de mots de toutes les langues. Et tout se mélange.

L’atelier devient l’atelier de Babel ! L’atelier des grandes babelles.

Et on comprend.

 

Elles sortent !

Ça y est ! Elles sortent !

Ça fait 1 mois qu’elles pensent qu’elles vont sortir et elles ne sortent jamais… plus tard, toujours plus tard !

Mais cette fois, c’est officiel, elles sortent. La semaine prochaine. C’est sûr.

 

 

Parce que c’est chouette quand elles sortent !

 

(bon, sinon, en prison, il n’y a pas une moitié de non francophones, loin de là.

C’est une coïncidence sur cet atelier-là. Souvent, je n’ai que des francophones, des franco-françaises… ça dépend !)

 

(et je sais que l’espéranto est une langue spécifique, pas un charabia…)

On se retrouve sur FB : Plume de marie Poulette ou on n’a pas 4 bras



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