Marie-Poulette
ça caquète au poulailler


Est-ce une bonne idée de prendre sa voiture quand il gèle (petit supplice du quotidien)

(Au risque de me plagier moi-même, je pose tout de même la question…)

 

Avoir un rendez-vous en ville un peu tôt.

Hésiter un quart de seconde à prendre le bus.

Le bus ??? Quoi ??

Nan, mais ça va pas !

Déjà l’arrêt est à 600m de chez nous et les trottoirs ne sont pas dégelés, c’est sûr, on va casser la binette/la jambe/un bras… ou tout ça à la fois. Risquer ma vie ? Nan !!

 

Et puis, les bus, c’est plein de petites vieilles qui vous piquent votre place.

 

Ensuite, ça coûte 1,70 et ce n’est pas qu’on soit pingre, mais aller/retour, ça fait même 3,4 ! Pour faire 2km… naaaaan ! On va garder nos sous.

 

Et puis, les bus sont toujours en retard, 3 flocons et ça ne roule plus.

 

 

Alors, la voiture, ce sera plus simple, on sera plus à l’aise.

 

Sortir de la maison.

Voir que la bagnole est gelée de chez gelée, en mode Haagen Dasz, la voiture.

 

Comprendre aussi qu’on devrait arrêter d’être prévoyante au futur antérieur… c’est pourri le futur antérieur. (C’est à dire qu’on aurai du mettre un carton sur le pare-brise et qu’on ne l’a pas fait, alors que vraiment, on aurait du).

 

S’approcher de la portière, essayer d’ouvrir.

Essayer d’ouvrir…

Ça colle, ça adhère.

Pétaaaaaaaard !!!!!

Chercher la bonne méthode pour ouvrir cette fucking port.

Revoir mentalement Gérard Jugnot dans les bronzés font du ski qui pisse sur la serrure d’une voiture pour la dégeler.

 

S’imaginer, sur la route, les fesses à l’air… Et puis, non, décréter que c’est totalement idiot, on ne peut pas pisser sur la portière, on est une fille, on ne pourra jamais viser.

 

Essayer d’ouvrir la portière passager. Gelée.

 

Ouvrir le coffre… qui s’ouvre.

Escalader les sièges auto à l’arrière.

Passer entre les 2 sièges avant (avec 3 pulls et une doudoune, c’est super fastoche)

 

Attraper la raclette à gratter la glace.

Mettre le contact.

Mettre le contact et appuyer sur l’accélérateur.

Commencer à jurer.

« p*$in de Bordel de m*%rde, elle va démarrer cette con*$$E de bagnole »

(Constater que c’est hyper efficace ou alors, on est très persuasive, parce que la voiture démarre)

Mettre le chauffage à fond.

 

Ressortir par le coffre.

Se mettre sur la route pour gratter, gratter, gratter.

Constater qu’on risque un peu sa vie, parce que les voitures nous frôlent.

 

Finir par dégager un hublot sur chaque fenêtre ainsi que sur le pare-brise.

 

Remonter dans la voiture par le coffre, parce que, décidément, la portière ne s’ouvre pas.

S’installer.

Recevoir dans la tronche un jet d’air qu’on estime à -24° degré… pétard ! marche pas, le chauffage !

 

S’apprêter à démarrer et comprendre qu’en fait, le pare-brise est aussi givré à l’intérieur. Nan, mais c’est possible, ça, de geler de l’intérieur.

Ressortir la raclette et racler dedans en se prenant toute la glace sur la tronche au passage.

 

Enlever les gants en laine (parce que ça glisse sur le volant). Poser nos petites mimines délicates sur le volant congelé.

 

Se dire qu’à l’heure qu’il est, on serait peut-être dans le bus, avec un bon bouquin (ou alors aux urgences avec le col du fémur fracturé)

 

Rejoindre la file des voitures qui n’avancent pas.

Et commencer à voir que la marge d’avance qu’on avait prise se réduit comme peau de chagrin.

 

Se dire qu’on devrait peut-être appeler notre rendez-vous pour prévenir de notre retard… Enfin, on pourrait appeler discrètement si on était dans le bus, parce que là, même en roulant à 2/h, ça glisse… alors, on ne téléphone pas.

 

Voir plein de bus nous doubler par la droite, parce que la voie de bus, elle, est sablée…

 

Trouver une place hyper loin (à au moins 600m).

Ouvrir la portière.

Crier :  « yalah, ça s’ouvre ! »

S’excuser auprès de la petite vieille a qui ont vient de faire peur en criant.

Se faire insulter que c’est pas des manières de crier comme ça, dans la rue pour faire peur aux gens…

Ignorer la petite vieille.

 

Payer l’horodateur, 3,4 euros.

 

Allez au rendez-vous (en retard).

Manquer de se casser la binette/la jambe/un bras au moins 6 fois.

 

Au retour, hésiter à prendre le bus, qui passe juste devant notre lieu de rendez-vous.

Et se souvenir qu’on doit reprendre notre bagnole…

 

 

Se dire surtout, que la prochaine fois, au lieu de se dire, au futur antérieur qu’on aurait du prendre le bus… on le prendra (et on paiera 3,4 euros, on laissera notre place à la petite vieille… et on fera gaffe à ne pas se péter la tronche sur trottoir… peut-être !)

 

Sinon, vous pouvez liker Plume de Marie Poulette.

Allez zieuter sur 4enfants 2 bras, les articles (de l’année dernière certes), sur la neige… et le fait qu’il fasse moins 12° !

 

Et puis, pour vous réchauffer, je vous ai mis sur So Busy, la galette Poire/confiture de lait (adaptation de la tarte qui est ici !)

Le dedans de ma voiture...

Le dedans de ma voiture…

 

macaronredactricesbg

 



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2 commentaires pour “Est-ce une bonne idée de prendre sa voiture quand il gèle (petit supplice du quotidien)”

  1. MAIS !
    tu sais que ça a été mon hiver quotidien avec ma polette de 2005 à 2012 ?
    j’ai même fait exactement les mêmes pirouettes que toi mais avec wanda dans les bras, son sac sur le dos, le mien en bandoulière et une bouteille d’eau chaude dans la main droite (sachant qu’il n’y a pas de condamnation automatique sur ma polette vintage from 1996) hivers 2011 et 2012. MAIS OUAIS !

    (-mais enfin sacha je t’ai déjà dis qu’on ne disait pas ouais !
    – ha ouais ?)

  2. et dit pas dis. holalala. quelle honte.

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