Marie-Poulette
ça caquète au poulailler


La housse de couette : Petit manuel de survie du quotidien

Il a été une époque, certes fort éloignée, où on devait faire notre lit avec un drap, une couverture et un couvre-lit.

Et puis, un jour on a eu le choix, alors, ça a été la LI-BER-TE : on a foncé tête baissée vers : LA couette et sa bonne amie, la housse de couette.

Simplissime de faire son lit !

Oui, mais (parce que, forcément, y’a un mais), en même temps que faire notre lit (qu’on ne fait pas vraiment d’ailleurs)… Bref…

Donc, en même temps que le plaisir de faire potentiellement notre lit en 2 coups de cuillère à pot, on a découvert :

LE SUPPLICE DE LA HOUSSE DE COUETTE

Parce que tout le problème est là : enfiler la couette dans la housse de couette (petite précision… de taille, je mesure : 1m59) est une véritable épreuve.

Essayer différentes techniques :

Le rouleauté façon bas résille à enfiler : rouler la housse afin de dégager le haut (fastoche), coincer les deux coins de couette dans les deux coins de housse de couette (moins fastoche étant donné que la housse 2 personnes a une envergure nettement plus importante que la nôtre). Dérouleauter la housse sur la couette.

Dans la version « je rêve des genoux » : la housse se déroule gentiment jusqu’en bas de la couette.

Dans la vraie vie : jamais cette fuckabrin de housse ne se dérouleaute harmonieusement. Elle colle à la couette et on galère à dérouleauter d’un côté tout en maintenant les coins du haut qui se barrent…

Bilan : Au bout d’un quart d’heure, on sue comme une bête, on a épuisé tous nos jurons et la housse est toute tirebouchonnée sur la couette.

La fantôme de la couette : consiste à voir les choses de l’intérieur : entrer dans le vif du sujet et dans la housse. Galérer pour trouver le haut de la housse. Repérer les coins. Se baisser, attraper la couette, constater qu’on a perdu nos repères de coins. Re-repérer d’une main tout en tenant la couette de l’autre. Tâcher de tout faire coïncider. Entendre un gamin dire « maman, pourquoi tu joues au fantôme ». Ignorer le gamin. Se débattre. Entendre le gamin, un peu angoissé, dire « maman, tu es en train de te faire manger par un fantôme ??? » Geindre que « non, on est en train de mettre la couette ». Comprendre que le gamin est peu convaincu par notre explication : « Maman ????? Maman ???? euh… c’est toi qui mange le fantôme de la couette ». Lâcher tout, sortir de la housse et voir le gamin sursauter. S’apercevoir dans le miroir, sursauter aussi : rouge, coiffée comme un dessous de bras… Madame Foldingue, c’est nous.

(pour les moins de 30 ans et pour votre culture générale, Madame Foldingue, incarnée par Marie-Claire Nadeau sévissait dans le cocoricocoboy…)

Bilan : on ne ressemble à rien, on a fait peur au gamin (et on est allée voir sur wikipédia « collaricocoshow »… notre vie est passionnante)

L’obstétricale à rebours : mettre une housse de couette, c’est comme faire une accouchement à l’envers : rentrer un truc gros, par une ouverture moins grosse. Progresser centimètre par centimètre. Glisser la couette par l’ouverture. (enfin, glisser n’est pas le terme, parce que ça ne glisse pas). Hésiter un instant à pratiquer une épisiotomie sur le bas de la housse. Se retrouver avec une housse moitié dedans, moitié dehors. Avoir une super envie de faire une césarienne à cette saloperie de conchonceté de merdasse de housse couette. Se retrouver à sauter sur le bord du lit en tenant la housse et la couette à bout de bras. Constater que la couette est toute ratatinée dans le bas… Arrrrrgh !

Bilan : on est une super mauvaise sage-femme de couette. On est preneuse de cours de préparation à l’acouettement.

La radicale : acheter des draps et une couverture.

Bilan : efficace

Le paradoxe ultime : faudra quand même qu’on m’explique comment un truc aussi rétif qu’une housse de couette à accueillir des trucs à l’intérieur d’elle-même (genre, une couette), peut absorber autant d’éléments textiles dès qu’on la met dans la machine à laver. Comment se fait-il que l’intégralité du linge sensé se laver en même temps que la housse se retrouve DANS la housse ???  A tel point que au moment où on enfile la housse sur la couette, on retrouve la chaussette solitaire dont on avait fini par jeter la sœur la semaine d’avant… Pourquoi, mais pourquoi les housses de couettes sont-elles si méchantes  ????

(et sinon… vous pouvez liker « plume de Marie-Poulette » ou vous abonner à la pouletter (sur la première page) ou au flux RSS, histoire de ne rien louper… et si ça vous a fait marrer : faire tourner !!!!!!!)

Spéléo d’intérieur de couette





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20 commentaires pour “La housse de couette : Petit manuel de survie du quotidien”

  1. un truc de polonais: mettre la housse à l’envers et l’enfiler, on gagne du temps !

  2. Pfffff…. je crois que le problème, c’est que je suis nulle pour faire ça (ou alors, j’ai de trop petits bras !)

  3. ça doit être un truc de suisse aussi;-) c’est comme ça que je fais, mais ça finit souvent comme ci-dessus 😉

  4. C’est dingue d’arriver à décrire ce calvaire avec autant de précision….. ça doit être parce que moi aussi je mesure 159 cm! mdr!!! 😀

  5. Monireh !!!! Copine de 159 cm !!!!!

  6. 😀

  7. et les duvets?

  8. ouais… les duvets, pour une poule, c’est pas mal… mais est-ce que ça existe en 2 places ???

  9. C’est dingue de décrire ça aussi bien. Je m’y voyais. De l’entrée de couette à la sortie de machine à laver. Le duvet, ça existe en deux places. Ou en deux duvets une place compatible. Pour le camping. Le calvaire alors, ça doit être le nettoyage, ça met une plombe à sécher. Ou alors faut mettre un sac à viande dedans. Et on passe au calvaire du sac à viande: rentrer dedans…

  10. et imaginez quand on fait 1,55m… j’dis ça, j’dis rien…

  11. T’as donc opté pour les duvets… c’est ça ??? (bisettes !!)

  12. Toujours ranger la housse sur l’envers dans les placards! Jouer au fantôme en montant sur le lit, housse de couette toujours sur l’envers. Saisir les coins de la couettes à traves les coins de la housse de couette. Maintenir fermement entre tes petites mains et d’un coup sec faire passer le tout sur l’endroit! C’est p’t’être pas clair, mais le jour ou t’as le truc, tu le lâches plus!!!!!

  13. Mais pétard !! Comment vous faites ! J’ai l’impression de faire pareil et ça ne marche jamais !!!!

  14. il parait que mettre des liens à nouer sur les coins de la couette et de la housse fonctionne bien…j’essaierai un jour quand je serai moins énervée contre mes housses lol

  15. Ah ben ouais, j’ai tenté les mêmes trucs mais j’ai pas encore lâché l’affaire pour les draps (fait trop froid chez moi et ça nous ruinerait en couverture). Y a LE truc que t’as pas dit… refiler lâchement la corvée à l’Amoureux, 1m90 au garrot, avec des bras non seulement plus longs mais vachement plus gros. C’est ma technique imparable… et pour le moment ce n’est pas considérer comme une clause de divorce valable, autant en profiter!!

  16. J’y avais pensé… et en vrai, c’est LA méthode que j’utilise aussi (mais je suis lâche… j’ai pas osé l’avouer ! Sont bien utiles ces Jean-Coq !)

  17. M Bertouilles est mis à contribution depuis une chute suite à la méthode fantôme…….Je me suis vautrée sur le bord du lit, le corps enveloppé dans la housse de couette………..résultat, le lit n’était pas fait, je me suis fait un bel hématome sur la fesse et mon amour propre a pris un sale coup…………..alors maintenant c’est à 2 ou rien!!!

  18. Hououououououou aïe !!! (c’est le cri du fantôme que se casse la margoulette !!!)
    🙂

  19. la housse à l’envers pour commencer et je triche je mets des épingles à linge aux 2 coins et sur la largeur…… ouais moi aussi je fais 1m60 les bras levés!!!!
    sinon je mets le z’hom à contribution : je tiens les bouts et il tire le « préservatif » géant!!!!
    bon courage et j’adooooooooooooore MP!!!!!!!

  20. En effet, on se perd avec certaines housses de couette, on ne sait plus où se trouve le pied et la tête! En tout cas, je suis d’accord que les housses de couette sont une petite révolution face aux traditionnels couvre-lits.

    Fabiola

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