Marie-Poulette
ça caquète au poulailler


Le tour du monde à la maison. Lundi 16 Mars 2020

J’ai hésité à publier avant l’allocution du Président de la République. Mais plutôt que de parler pour lui, d’imaginer ce qu’il pouvait dire, de me sentir tellement importante que le bilan de ma petite journée pouvait être aussi important que les règles qui vont organiser nos vies pour les prochaines semaines, j’ai préféré attendre un peu.

Tout le monde était prêt à 9h15. (des fourmis avaient déjà été mises en quarantaine depuis au moins une heure)

Tout le monde mais pas le CNED, ni l’ENT. Oups…

On a divisé les équipes : les grandes se dépatouillent. Le benjamin avec le papa pour finir tout ce qui était à finir. La benjaminette avec moi et ses devoirs, le dernier avec sa grosse colère dans mon bureau et moi avec mon boulot.

On a fait une pause à 10h15, pour 30 min.

Du linge étendu dehors (pétard, ça fait des mois que ça n’est pas arrivé, pas qu’il fasse froid, mais il pleut chez nous depuis des mois et des mois. Dans notre confinement, le soleil est une bénédiction !)

Le dernier a hurlé sur les marches de la cabane que « C’est nul l’école à la maison, Je veux voir mes copains et en plus les récrées elles sont trop courtes » La voisine passait dans son jardin à ce moment là. Elle a souri.

Il a peur le dernier. Il ne comprend pas tout, mais suffisamment pour avoir peur.

Il a travaillé un peu.

Pas ce que je voulais… mais comme il pouvait. Il a voulu faire un arc-en-ciel pour sa copine Daphné (bon, à la base il voulait qu’on aille lui apporter des fleurs, ce qui n’est pas trop possible et que ça ne soit pas possible n’est pas trop compréhensible quand on a 5 ans). On a regardé comment se forme un arc en ciel. On a noté les couleurs, il a reconnu les mots, associé les couleurs et ensuite il a dessiné. Correctement. 7 arches.

On a écouté des podcats. On a regardé des Yéti qui lit.

Ils sont allés en forêt… pas une forêt bondée, on n’est pas complètement cons non plus.

On a lu.

La benjaminette a sorti le fabuleux « Au même moment sur la terre » de Clotilde Perrin.

 

Et j’ai couru. Oui, j’ai couru. Seule. Sur un itinéraire pas hyper fréquenté. C’était bon. J’avais besoin de normalité dans ce qui ne l’est pas du tout. Il y avait le soleil doux. Vraiment c’était bon…

 

Sinon, on ne va pas mentir, ce n’est pas facile, ni vraiment joyeux… En vrai, c’est un peu dur.

 

Sinon, pour rigoler, je tapais ce texte en regardant l’allocution présidentielle. Le dernier m’a demandé à qui j’envoyais ce que le président disait. Je crois qu’il croit que c’est moi qui tapait les sous-titres. (vous avez vu comme j’ai progressé entre les deux allocutions !)

 

Allez, bisous de loin, love sur vous !

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