Marie-Poulette
ça caquète au poulailler


Marcher. Mardi 17 Mars 2020

Ça va marcher.

Enfin, ça devrait marcher. On reste confiner et ça va aller.

Au marché, justement, j’y suis allée ce matin. 7 bouches avec plein de dents dedans, 3 fois pas jours, faut bien remplir son panier.

C’était étrange. Une longue, longue queue chez le boucher et le maraîcher. Chacun prend ses distances… enfin presque chacun.

Parce qu’il y a les autres, ce qui deviennent dangereux.

Le couple qui sort au marché avec ses enfants qui slalomment entre les gens de la file (un mètre, ça laisse de quoi faire)

La mère qui sort ses deux ado (indispensable)

La retraitée qui parle fort, forcément, à un mètre, faut beugler  » Alors, on n’a plus le droit de rien faire, on ne peut plus taper les enfants, on ne peut pas sortir comme on veut, alors franchement ! » (on ne saura jamais la suite). Elle respecte les distances mais elle bien aussi dangereuse que les autres.

La mamie qui trouve nécessaire et indispensable de masser toutes les bottes de radis et qui se fait gronder par le maraicher excédé… « ils n’arrêtent pas, ils sont complètement inconscients ». Et la mémé, elle sourit, elle dit « oups ! »

 

On joue dedans. On travaille comme on peut… peu.

C’est marrant quand même, il a suffi qu’on soit en confinement pour que le soleil apparaisse. Cela fait des mois que le ciel est gris et qu’il pleut sans cesse.

C’est une bénédiction. On a un jardin. Pas très grand. Mais on a un dehors ! Comme c’est précieux !

On a croisés les voisins. En hiver on ne se voit presque pas. On a pris des nouvelles, proposé de l’aide.

Il y a les images et il y a le son.

J’aurais mieux fait de laisser les gosses regarder Shining plutôt que l’allocution présidentielle. Ils sont super angoissés.

Depuis le début, ils sont très angoissés. Du coup, ça monte vite, ça part en vrille, ça hurle, ça claque les portes, ça se met des coups de pieds… et puis ça se calme aussi !

On parle, on explique, mais ils n’aiment pas ce qui sort de l’ordinaire.

On n’a récupéré un casque anti-bruits… ça fait son office.

Les gamins ont trouvé le chemin du toit de la cabane, celui où on est plus près du bleu du ciel, moins proche des bassesses terriennes.

On a cuisiné.

Ils font dans notre périmètre ce qu’ils font d’habitude bien plus loin.

On ne s’en sort pas trop mal… mais ce n’est pas évident non plus.

(vous pouvez aller voir sur mon profil FB (marion Cailleret) ou sur IG l’histoire de la photo magnifake)

Allez, love vous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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